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La Gaufre vagabonde, de Jacques Darras, sortie le 8 octobre 2018

Capture d’écran 2018-09-08 à 08.30.29Fantaisie poétique, libre manuel de géographie, chronique du Nord mais aussi autobiographie, récit d’enfance, éloge de la littérature et de la poésie, galerie de portraits, livre de cuisine…
Riche, malicieuse, nourrissante, roborative, cette Gaufre vagabonde est tout cela en même temps, un texte hors-norme dans lequel Jacques Darras semble faire la synthèse de tous les centres d’intérêt qui irriguent une oeuvre construite avec rigueur, détermination et bonne humeur depuis plus de cinquante ans.
Dans La Gaufre vagabonde, ce « poète littoral » comme il aime à se définir, « une des figures majeures de la poésie d’aujourd’hui » se fait plus terrien et plus prosaïque, même si la poésie se signale à chaque instant – souvent avec facétie – à travers une langue ample et rythmée, pétrie de références, de jeux de mots et d’associations d’idées.
Pour Jacques Darras, la gaufre est bien plus qu’un simple gâteau populaire dans le Nord de la  Choix_CPFrance et en Belgique. C’est une matière à mémoire, la sienne, celle du petit garçon qui rêve de la fermière qui va traire le lait essentiel à la fabrication de la gaufre. Celle aussi de tout un territoire aux frontières floues et très personnelles, embrassant à la fois la Flandre et la Wallonie, zigzagant dans une Picardie « protestataire et protestante » entre la côte de la mer du Nord, Le Crotoy, Arras, et glissant même du côté de Vienne où un le célèbre tableau de Brueghel, Hiver, peut-être la première représentation picturale de la gaufre (deux gaufres volées à un enfant) semble être à la fois l’aiguillon et le point d’orgue de cette déambulation érudite et enjouée.
D’ingrédient en ingrédient, – le lait, le sucre, la levure, la farine, l’oeuf et le beurre – avec des détours appuyés par la bière ou encore la vanille, (car le livre est vraiment un livre de recettes « pour le même prix » !), Jacques Darras, fait de la gaufre à la fois une métaphore de la littérature (lier, s’y reprendre à plusieurs fois), du livre (« La gaufre s’imprime. Comme Gutenberg ses Bibles ») et de la vie : « Nous sommes la pâte, quelque chose nous a liés ensemble, puis coulés dans un moule, puis passés au feu. La vie est brûlure. »
Capture d’écran 2018-09-08 à 08.35.57Capture d’écran 2018-09-08 à 08.34.23

 

Sortie de « Petit bouton de nacre » de Ella Balaert

La collection La Vie rêvée des choses, lancée il y a un an, s’enrichit d’un troisième titre,
Petit bouton de nacre, par Ella Balaert.
Joli texte ciselé et sacrée histoire que cette saga familiale portée par trois générations de femmes de caractère, vibrantes de passions amoureuses, de colères et de désirs de liberté.
Hérémiti, la Polynésienne, femme de pêcheur de coquillages, qui, en 1947, a une brève liaison avec un patron de l’industrie nacrière de Méru (Oise) ;
Monique-Mohéa, sa fille « illégitime », qui grandit dans le Pacifique et, en quête de reconnaissance paternelle, viendra, en 1968, briser ses rêves dans l’entreprise de boutons de son père;
sa fille, Poéma, qui parviendra à réconcilier les deux univers.
Une histoire sensuelle et parfois âpre, dont les élans romanesques, sous le soleil trompeur du Pacifique ou dans la poussière toxique des ateliers, sont rythmés par un petit bouton de nacre en forme d’hibiscus.

Sortie en librairie : 12 mars 2018
Dans la même collection :
Angèle ou le syndrome de la wassingue, de Lucien Suel
Briques à branques, de Philippe Moreau-Sainz
couv Petit bouton

Angèle s’envole

Angèle ou Le Syndrome de la wassingue, de Lucien Suel est le titre inaugural de la collection « La vie rêvée des choses« , lancée en mars 2017 par Cours toujours qui revisite par la fiction les choses et/ou objets emblématiques de la Picardie et du Nord de la France.
Ce texte limpide, subtil et poétique met en scène une petite fille un peu étrange, Angèle, qui s’imprègne de son quotidien, s’imbibe du bien et du mal et se noie dans ses rêves, sans parvenir à extraire, exprimer, essorer…
Roman sur l’enfance et l’innocence, ode à la vie et à la nature, Angèle ou Le Syndrome de la wassingue est aussi un récit d’apprentissage dont le chant monte crescendo, du murmure à l’envol lyrique, pour accompagner son merveilleux personnage sur un chemin onirique et libératoire.

Poète minutieux et orfèvre de la langue, Lucien Suel a sublimé la prosaïque serpillière du Nord dans un texte juste et émouvant, qui a trouvé son public et va faire l’objet d’une réimpression.
COUVE SEULE ANGÈLE contour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

96 pages, dont un « Carnet de curiosités » illustré
14 €
Disponible en librairie et sur la boutique en ligne de Cours toujours.

Les Fantômes de la Grande Guerre hantent la rentrée de Cours toujours

C’est un regard ému, tendre et souvent teinté d’humour que porte Christelle Courau-Poignant sur la guerre 14-18; dans Fantômes de la Grande Guerre, son recueil de nouvelles à paraître le 25 octobre 2017.
Un gisant anonyme au pied d’un monument aux morts…
Une éclipse de soleil sur un site commémoratif…
Un garde-forestier se lamentant sur les arbres blessés…
Une vache éventrée par une « queue-de-cochon »…
Un fossoyeur qui creuse les tombes des soldats allemands …
Un étrange chien de bronze adulé par les Marines…
Des Gueules Cassées de retour sur un champ de bataille…
L’amitié avortée de deux soldats dans une caverne…
Au fil de ses promenades dans la campagne axonaise, l’auteure s’est inspirée des traces, des souvenirs ou des témoignages de la guerre. Ses 14 récits ne nous amènent pas sur les champs de bataille mais s’attachent à des objets emblématiques ou à des personnages, civils ou militaires, souvent anonymes, qui ont, bien malgré eux, écrit l’histoire d’il y a un siècle.
Les fantômes de la Grande Guerre sont toujours présents. Ils hantent inlassablement les paysages du sud de l’Aisne, comme à Château-Thierry, dans le bois de Belleau, dans les cimetières militaires, qu’ils soient allemands ou américains, dans la carrière de Confrécourt, sur la butte Chalmont… et restent vivaces dans les coeurs et les mémoires.
Capture d’écran 2017-09-02 à 21.38.20
122 pages
14 nouvelles illustrées
Dossiers documentaires
20 € (16 € jusqu’au 23 octobre, voir le bon de souscription)